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LimeWire clôné en FrostWire |
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Rédigé par Aurelie le 13/10/2005 12:41:18 (Lu 12625 fois) |
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On est maintenant loin de l'époque où KaZaa dominait le "marché" des logiciels peer-to-peer, où ces derniers, pour la majorité, affichaient des bannières de pub sur leurs clients en échange de la possibilité de télécharger gratuitement tout et n'importe quoi, et où les millions (pour ne pas dire millions) d'échanges de fichiers protégés par des droits d'auteurs ou licenses n'inquiétaient personne. Aujourd'hui, KaZaa a été remplacé successivement par eMule puis BitTorrent; ce dernier étant plus spécialisé dans les fichiers volumineux. Les publicités qui déformaient le visage des logiciels ont presque totalement disparus et une menace pour le P2P est née : les associations de défense des droits d'auteur.
Depuis quelques mois, une association fait des ravages (plus ou moins gros) dans le monde du Peer-to-Peer : la RIAA, une association de défense des droits d'auteurs dans le monde musical, plus connue sous le doux nom de Majors de l'industrie du disque. Elle a d'abord commencé par diffuser des fakes, fichiers ressemblant à de vrais morceaux de musique à ceci près que passé 10 secondes de lecture, un bruit horrible se répend dans vos oreilles (de quoi vous rendre sourd). C'est ainsi que des milliers de fakes ont été diffusés sur les réseaux P2P, particulièrement sur les réseaux eDonkey et eMule, pour des artistes reconnus tels que Madona, U2, Marylin Manson et compagnie. Une sorte d'avertissement plutôt étrange puisqu'une personne qui n'utilise pas l'Internet pour s'informer, se demande bien ce que fou ce genre de fichier sur le réseau.
Par la suite, ces fakes ont changé. Au lieu de diffuser un bruit horrible, ils ont diffusé un son horrible parlant de prison, de droits d'auteurs, d'interdiction. Tout pour donner des frissons aux passionnés des échanges de fichiers musicaux (mais aussi parfois vidéos). C'est à cette période que les premières lois contre le piratage sont apparues. On a ainsi vu défiler une loi imposant le paiement des droits d'auteurs sur les périphériques de stockage tels que les CD-R, les clés USB, etc. C'est aussi à cette période qu'on a vu apparaître une loi qui a créé une véritable révolution sur le web : la LEN (Loi d'Economie Numérique). Bien que beaucoup de points concernaient les actes cybercriminels, une partie du texte parlant d'une authorisation de divulgation des données personnelles par les FAI (Fournisseur d'Accès Internet) en cas de piratage a suffit pour faire monter au crénau n'importe quel Internaute. De nombreuses pétitions ont ainsi été créées dans le but de modifier la loi ou carément de la supprimer... Sans succès.
Pendant ce temps, de l'autre côté de l'Atlantique, la RIAA préparait sa vengeance. Elle collectait ainsi de nombreuses IP sur les réseaux d'échanges de fichiers, obtenait de façon plus ou moins douteuse des email de peer-to-peeriste, et lançait des menaces, par mail. Voyant que cela ne marchait pas et que les intérêts des Majors partaient en fumé, elle décidé de passer à l'action. C'est ainsi que plusieurs dizaines, voire centaines, d'amateurs du P2P se sont retrouvés devant un juge d'instruction qui devait décider si oui ou non ils étaient condamnables. Beaucoup écopèrent ainsi de peines de prison et d'amendes. Peu après, en France, on faisait de même. Sauf que là, un coup on était coupable, un coup on ne l'était pas.
Voyant que ses attaques n'avaient que peu d'impact sur le mental des "pirates", la RIAA décida de s'attaquer à un plus gros poisson : les sites internet répertoriant les fichiers torrent. C'est ainsi que de grands sites comme Suprnova et d'autres ont fermé leur porte. Mais chaque fois qu'un site fermait, dix autres ouvraient. La RIAA a donc décidé il y a peu de s'attaquer aux logiciels eux-même : eDonkey, LimeWire... Mais comme le web est magique, et surtout infiniement grand, il est impossible pour la RIAA de tout contrôler.
La communauté OpenSource vient de reprendre LimeWire pour le transformer en FrostWire. Les sources sont téléchargeables par n'importe qui. Il n'y a aucune organisation derrière ce logiciel, personne de précis à emprisonner. Juste quelques centaines voir milliers de développeurs qui ont envie de reprendre le flambeau tous ensemble. Comment arrêter tout le monde dans un cas pareil ? C'est ainsi que la communauté Open Source est en train de renforcer encore un peu plus le paysage P2P sans se soucier ne serait-ce qu'un instant de ce que peuvent penser ou perdre les producteurs et autres Majors.
La morale de l'histoire ? A trop chercher la merde on fini par récolter ce que l'on sème. La RIAA va maintenant devoir subir le clônages des programmes qu'elle tente d'attaquer, la multiplication des réseaux P2P les rendant plus solides, plus imperméables aux attaques...
A noter qu'à la base un logiciel P2P n'est fait que pour échanger. Et ce n'est certainement pas le téléchargement lui-même qui est illégal. Non. Ce qui est illégal, c'est l'acte de téléchargement sans possession d'un original ou d'une license.
Source : Ratatium
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